09/10/2017

3 Questions à Marie-Hélène Gramatikoff,

CEO de la start-up Lactips

Née d’une technologie mise au point au sein du laboratoire IMP de l’Université Jean Monnet à Saint-Etienne, la start-up LACTIPS vend aujourd’hui des granulés thermoplastiques fabriqués à base de protéines de lait (caséine) …un produit unique qui séduit de nombreux secteurs industriels, à commencer par le secteur de l’emballage. Marie-Hélène GRAMATIKOFF, CEO de la société, nous explique les choix de départ et nous présente les perspectives actuelles de LACTIPS. 

PULSALYS : Pourquoi avez-vous fait le choix de développer ce type d’emballage ?

M-H.G : L’emballage hydrosoluble est une niche sur laquelle peu d’acteurs sont positionnés. Notre produit surclasse celui du marché existant. En effet, nos concurrents utilisent tous la même matière première, l’alcool polyvinylique, ils ont donc un produit similaire avec les mêmes problématiques. Quant à notre produit, il a permis de changer ce paradigme car il n’a pas du tout les mêmes propriétés que ceux des concurrents. Notamment, il ne laisse aucune trace dans l’environnement.

PULSALYS : Vous avez réussi une levée de fonds cette année (et la SATT vous en félicite !). A quoi est-t-elle destinée en particulier et quelles sont vos perspectives pour les prochaines années ? 

M-H.G : Il s’agit d’une levée de fonds de plusieurs millions d’euros. Elle doit nous permettre de passer à la phase suivante du plan d’actions, à savoir, la phase industrielle et commerciale. Nous avons terminé le développement du produit qui est d’ores et déjà utilisé pour l’emballage hydrosoluble des tablettes destinées aux lave-vaisselles, et nous travaillons actuellement à la mise sur le marché. La levée de fonds est concrètement dédiée à accélérer les ventes.

Nous sommes passés de 2 à 23 personnes aujourd’hui et prévoyons encore une forte croissance pour les années à venir. En effet, parallèlement à la commercialisation des films pour lave-vaisselle, nous continuons d’en développer d’autres pour augmenter les segments de marché sur lesquels nous seront présents, comme l’agrochimie et l’agroalimentaire.

PULSALYS : Dans quelle(s) circonstance(s) avez-vous pris contact avec PULSALYS et comment positionnez-vous la SATT dans votre stratégie de développement ?

M-H.G : J’ai dans un premier temps pris contact avec la SATT, qui promouvait le projet de bioemballage développé par Frédéric Prochazka, chercheur à l’Université de Saint-Etienne. Ce projet me paraissait vraiment intéressant, avec un bon potentiel, mais je souhaitais disposer de davantage d’informations au niveau technique, marché et en PI. Puis, j’ai négocié avec PULSALYS une licence exclusive sur la technologie et c’est principalement Christine Duarte, responsable du Pôle Technologies & Usages chez Pulsalys qui a été mon interlocutrice. Au fur et à mesure nous avons développé des relations de confiance. Aujourd’hui Frédéric est devenu un des associés et il a une position privilégiée dans la société. La SATT est un facilitateur sur lequel je peux compter. Elle est partie intégrante de mon environnement de développement. En particulier PULSALYS est là quand j’ai besoin de conseils sur le brevet ou d’être mise en relation avec un acteur en particulier.

La SATT est réellement un acteur privilégié pour la création d’entreprise innovante car elle propose des innovations de rupture qui peuvent générer les pépites de demain. Le brevet est un bon point de départ pour lancer une startup. Il permet d’avoir le monopole sur la techno. Si on trouve le bon marché, l’équation est parfaite.

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Retrouvez Marie-Hélène GRAMATIKOFF pour parler de la belle aventure LACTIPS  

à l’occasion de la table-ronde organisée par PULSALYS lors du Salon Europack le 21 Novembre