ELEPHANT VERT DIT OUI !
Un nouveau produit biologique pour protéger les cultures

 

 

 

 

 

 

Claire Prigent-Combaret, chercheuse au Laboratoire d’Ecologie Microbienne (LEM) de Lyon et son équipe ont découvert et caractérisé récemment une nouvelle souche microbienne agent de biocontrôle. Cette souche permet de lutter contre certains parasites des grandes cultures. En Europe et dans le monde, ces parasites font des ravages. On ne compte pas moins de 16 millions d’hectares infectés avec des pertes annuelles estimées à plusieurs centaines de millions d’euros. Pour lutter contre ces parasites, les solutions phytosanitaires utilisées actuellement ont des conséquences néfastes sur l’environnement, mais aussi, et surtout sur les utilisateurs et les consommateurs (troubles nerveux, lymphomes etc.).

Face à ces nombreux constats, la réglementation européenne prône l’utilisation de produits phytosanitaires plus respectueux de l’environnement et des Hommes. Cela tombe bien car la solution de biocontrôle découverte par l’équipe du LEM correspond aux enjeux écologiques actuels. Pour concrétiser son projet, elle contacte Tania Csaki, chef de projet biotechnologies et environnement chez PULSALYS. Au vue du potentiel technologique du projet et de la forte demande du marché, les sociétés Akinao et ÉLÉPHANT VERT sont intéressées pour un co-développement. La société Akinao développe des méthodes analytiques adaptées aux substances naturelles.
La société ÉLÉPHANT VERT développe une approche globale, de la paillasse aux champs, pour mettre à la disposition des agriculteurs des produits et des services efficaces, naturels et sans impact négatif sur les sols. Son ambition est d’apporter des solutions pour changer le modèle agricole et rendre possible une agriculture performante, saine et durable.

La technologie est transférée à Akinao et ÉLÉPHANT VERT sous la forme d’une co-maturation, où l’industriel et PULSALYS financent conjointement le développement du projet (protection des résultats, programme de R&D, études de marché) en vue d’une commercialisation.

Fikri El Yahyaoui, coordinateur projets et veille scientifique chez ÉLÉPHANT VERT, explique l’importance pour la société de poursuivre les travaux de R&D avant d’aboutir à un produit de biocontrôle utilisable en agriculture :

>> Pourquoi avez-vous fait le choix d’exploiter cette technologie de biocontrôle développée par le LEM ?

J’aimerais tout d’abord rappeler le cœur des activités de notre Groupe pour introduire et permettre de mieux comprendre notre collaboration avec PULSALYS. ÉLÉPHANT VERT (EV) est un groupe commercial suisse, soutenu financièrement par la fondation Antenna, spécialisée dans la recherche, l’adaptation et le transfert de technologies innovantes pour lutter contre la pauvreté et promouvoir le développement durable. L’essentiel de nos activités est axé sur le développement et la commercialisation de bio-intrants innovants et durables (biofertilisants, biostimulants et biopesticides).

Nous avons considéré le projet proposé par PULSALYS comme une opportunité car il répondait à la philosophie du Groupe ÉLÉPHANT VERT : c’est un projet qui prend en compte les attentes légitimes des agriculteurs, mais aussi les contraintes environnementales, réglementaires et normatives en matière de protection des plantes et des résidus de pesticides. En effet, grâce à notre filiale dédiée à la R&D et orientée vers une agriculture durable et résiliente, nous serons en mesure de développer un bioproduit ultra performant. Nous n’avons donc pas hésité à collaborer avec PULSALYS !

>> Que vous apporte la collaboration avec PULSALYS ?

PULSALYS apporte une réelle expertise dans le potentiel innovant de la technologie. Nous sommes confiants dans la performance de ces résultats. Cette collaboration nous apporte un gain de temps, puisque PULSALYS nous a permis de partir sur certains résultats et d’en acquérir d’autres grâce au LEM, et de co-financer certains travaux de maturation de cette technologie.  Nous pouvons également ajouter que PULSALYS apporte une aide précieuse dans le dérisquage (partage du risque) amont et la sécurisation du projet. En effet, elle co-finance avec ÉLÉPHANT VERT et Akinao, la validation des premiers résultats, et le lancement de nouvelles études complémentaires. Elle gère aussi les aspects juridiques avec le dépôt de brevets et les contrats.

>> Quelles sont les prochaines étapes pour commercialiser le produit ?

Nous entrons en phase de développement ce qui signifie que nous allons commencer les essais sur des plants, d’abord en laboratoire puis sur de grandes parcelles afin d’analyser l’efficacité du produit en conditions réelles. Il faudra également travailler le procédé de production et de formulation du produit, sans parler du dossier d’autorisation de mise sur le marché et le marketing.

>> Quand pensez-vous commercialiser le produit ?

Le développement d’un tel produit, ainsi que son homologation, sont des processus longs et semés d’embûches ; nous aimerions pouvoir le commercialiser d’ici 2024/2025 mais cela dépendra des contraintes que nous rencontrerons. Le fait de travailler avec du vivant, mais aussi avec d’autres partenaires qui interviennent dans la chaîne de valeur, peut occasionner quelques décalages ou incertitudes. La météo, par exemple, pourrait avoir un impact sur l’apparition ou non d’un parasite et donc un retard sur le programme de validation du produit au champ.

>> De quel montant d’investissement avez-vous besoin pour aller jusqu’au marché ?

Le montant de l’investissement est de plusieurs millions, et ceux sont les essais au champ qui coûteront le plus cher car nous voulons tester le produit sur plusieurs espèces de parasites et sur plusieurs cultures et conditions. Le développement des procédés de production et l’homologation du produit sont également des étapes laborieuses et coûteuses.

 

   

>> Selon vous, quelle(s) différence(s) y a-t-il entre une collaboration avec une structure comme PULSALYS et un laboratoire académique ?

La différence est notoire. Contrairement à un laboratoire académique, PULSALYS a une très bonne connaissance des problématiques et des contraintes du partenaire industriel.
Il est plus simple d’acquérir une technologie via la SATT qu’auprès d’un laboratoire. Dans ce sens, PULSALYS facilite l’accès aux technologies puisqu’elle fait le lien entre le chercheur et l’industriel et permet aux chercheurs de prendre du recul vis à vis de leurs découvertes ou innovations. Les chercheurs sont passionnés par leurs travaux. Parfois, certains ont du mal à admettre que leur innovation passe entre les mains d’un seul industriel (cas des licences exclusives). Certains ignorent le chemin qui reste à parcourir après une découverte (ou une innovation) avant d’avoir un produit fini, performant et économiquement rentable. En résumé, les procédures de transfert et de négociation directe avec le laboratoire peuvent être délicates, lentes, voire infructueuses.

>> Avez-vous l’habitude de faire du transfert de technologie ?

Nous avons quelques projets en collaboration avec divers laboratoires et instituts de recherche, mais c’est la première fois que nous collaborons avec une SATT et nous en sommes très heureux.

 

 

Copyright photo : propriété d’Eléphant Vert

 

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