Article publié le 07/01/19

3 Questions à Philippe Adjadj, Fondateur et CEO de la startup FRETLY

Créée en avril 2017, FRETLY est une startup dédiée au pilotage du plan de transport de marchandises pour les entreprises qui expédient du fret. Afin de lever des verrous technologiques et d’intégrer des algorithmes plus complexes, FRETLY entre dans le programme Puls’PME lancé par PULSALYS.

Comment sont nées l’idée et l’envie de créer FRETLY ?

Philippe Adjadj : à 43 ans, acheteur professionnel de formation (Master 2 Achats), et après 15 années passées à la direction des achats Transports et Logistique de grands groupes, dont le dernier poste au sein de TNT, j’ai eu envie de résoudre un problème auquel j’étais quotidiennement confronté. De là s’est concrétisée l’idée de me lancer dans l’entrepreneuriat, dans ce secteur du Transport et de la Logistique qui est véritablement ma « famille de cœur ». J’ai sincèrement adoré mon activité salariée qui consistait à acheter du transport pour livrer les clients de manière opérationnelle, et j’ai aujourd’hui l’ambition de faciliter la fonction de mes homologues tout en générant des économies pour les entreprises.

En quoi vous différenciez-vous des différentes offres déjà présentes sur le marché?

Philippe Adjadj : la solution apportée par FRETLY est une solution hybride dans le sens où nous avons créé une plateforme dotée des outils digitaux pour simplifier l’analyse mais que nous préservons l’expertise métier de la personne. Il y a en effet de nombreuses solutions Web avec des propositions de valeurs toutes différentes, mais notre valeur ajoutée est de digitaliser un processus tout en laissant sa place, intrinsèquement humaine et unique, à la matière grise de l’utilisateur ! Ainsi ce qui est automatisé se fait en quelques clics, et ensuite intervient la compétence humaine. Notre solution est « phygitale » à mi-chemin entre les dimensions physique et digitale. C’est aussi pourquoi nous nous appuyons en interne sur une équipe pluridisciplinaire alliant des compétences « métier » (moi-même), « données » (Céline Bruno, Data analyst), « technologiques » (Philippe Martinez, développeur informatique) et commerciales (David Champalle, Business Developper).

Qu’est-ce qui vous a amené à entrer en contact avec PULSALYS, pour quel besoin particulier, et quels sont aujourd’hui vos perspectives communes avec le laboratoire identifié dans le cadre du dispositif Puls’PME déployé par PULSALYS?

Philippe Adjadj : la rencontre avec PULSALYS résulte directement de l’incubation de FRETLY chez 1Kubator et de « l’effet machine à café ». J’ai en effet fait part de ma problématique auprès des fondateurs des sociétés Arskan et SantéNet, également incubées chez 1Kubator et soutenues par PULSALYS, qui m’ont sans hésitation recommandé de contacter PULSALYS, en supputant que la technologie utile à FRETLY pourrait être développée dans un laboratoire académique. Notre demande arrivait alors à point nommé dans le contexte du lancement de l’offre Puls’PME par PULSALYS, avec qui nous avons signé un contrat d’amorçage en décembre 2018. Nous sommes actuellement en discussion avec le laboratoire universitaire ERIC (Entrepôts, Représentation & Ingénierie des Connaissances) identifié par PULSALYS et dont les recherches se situent dans les domaines de la science des données et de l’informatique décisionnelle, afin de développer un partenariat.

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Photo à la Une : Philippe Adjadj, CEO FRETLY©PULSALYS/Nathaly Mermet